Cette conférence interroge ce que signifie “être humain” à l’ère des technologies d’augmentation (biotechnologies, neurotechnologies, intelligence artificielle), en déplaçant la question du plan éthique vers ses implications ontologiques. Si ces technologies permettent de modifier volontairement le corps et l’esprit, elles remettent en cause la stabilité des critères traditionnellement associés à l’humain (identité personnelle, corporéité, autonomie ) en les rendant partiellement reconfigurables. L’intervention analysera ainsi la tension entre une conception de l’humain comme essence relativement stable et une logique contemporaine de plasticité et d’hybridation, afin de déterminer si ces transformations relèvent d’une extension des capacités humaines ou d’une mutation plus profonde vers une condition posthumaine.