Constantino de la Fuente, prédicateur, chapelain et confesseur occasionnel du jeune Philippe II, a été présenté par l'historiographie catholique comme l'une des figures paradigmatiques de la subversion ou du nicodémisme. Défenseur d'un paulinisme strict et de l'augustinisme dans l'Espagne de Charles Quint, il développa plusieurs points doctrinaux dans ses œuvres qui rejoignaient les positions de Luther et de Calvin.
Son écriture, riche en formulations audacieuses témoigne d'une stratégie d'écriture en milieu constrictif et de techniques de dissimulation propres aux situations de discours surveillé.