La conférence revient sur la pertinence de continuer à construire des routes, en prenant des exemples récents (A69 ou contournement ouest de Montpellier). Nous rappelons d’abord que le transport est le premier émetteur de gaz à effet de serre en France, dominé par la voiture et le camion, tandis que le rail a fortement reculé. Historiquement, les politiques urbaines visaient à adapter la ville à l’automobile pour réduire la congestion, mais ces stratégies ont montré leurs limites.
L’augmentation des capacités routières favorise l’étalement urbain, car les gains de vitesse conduisent à parcourir de plus longues distances sans réduire le temps de trajet. Elle génère aussi du « trafic induit » : plus de routes attirent davantage de déplacements et annulent rapidement les bénéfices initiaux. De nombreuses études internationales confirment que l’élargissement des routes n’améliore pas durablement la fluidité et peut aggraver pollution, bruit et coûts sociaux. Ces politiques affaiblissent également les transports collectifs et renforcent la dépendance à la voiture.