Une première partie (1 heure) servira à exposer la situation de l’Allemagne dans le contexte de l’Armistice, puis du Traité de Versailles. La sévérité de ses dispositions (« réparations »), destinées à réparer les énormes destructions causées par la Première Guerre mondiale dans le Nord-Est de la France, ont alimenté en Allemagne un fort sentiment d’injustice d’autant plus fort que, inventée par Hindenburg et Ludendorff, la « légende du coup de poignard dans le dos » imputait à la gauche allemande la responsabilité de la défaite. Peu habitués aux règles de fonctionnement d’une démocratie, les Allemands se laissaient facilement prendre par la propagande nationaliste. Au milieu des années 20, la situation se stabilisa provisoirement grâce à l’esprit de responsabilté d’hommes politiques des deux côtés, notamment Gustav Stresemann et Aristide Briand, et l’adhésion de l’Allemagne à la Société des Nations.