Peut-on vraiment penser librement dans une langue qui n’est pas la sienne ?
L’écrivain kényan Ngũgĩ wa Thiong’o (1938-2025) a fait un choix radical : arrêter d’écrire en anglais, langue de la colonisation, pour revenir au kikuyu, sa langue maternelle.
À partir de ce geste, je propose de réfléchir aux liens entre langue, pouvoir et identité. Que se passe-t-il quand une langue s’impose à l’école, dans la littérature, dans la vie quotidienne ? Peut-on vraiment s’en détacher ? Et qu’est-ce que cela change dans notre manière de penser ?
L’idée est de partir de cet exemple concret pour ouvrir la discussion : ces questions ne concernent pas seulement le contexte africain, elles nous touchent encore aujourd’hui, souvent de manière plus proche qu’on ne le pense.